Pourquoi viens-tu cithare?
La cithare et l'enfant
La cithare pour tous
La cithare : 6000 ans d'histoire
Quelques extraits musicaux
Martial Murray
courbes

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La cithare : 6000 ans d'histoire

 

Tout le monde se souvient du Troisième homme, d'Orson Welles, de la poursuite dans les égoûts de Vienne, de la grande roue, et puis de cette étrange et fascinante musique qui fut la révélation du film. Anton Karas, son compositeur, traversa le monde du spectacle comme un véritable météore et puis la cithare s'en est allée rejoindre le monde de ces voix chères qui se sont tues...

Anton Kara

Parler ou écrire à propos de la cithare, c'est au travers d'un instrument populaire, faire l'éloge du bon sens paysan, mais c'est surtout remarquer l'importance du rôle joué par cet instrument, au cours de l'histoire des hommes, au niveau des communications sociales. Plusieurs fois en effet, elle prend l'allure de main tendue et facilite les relations visant à socialiser les milieux humains dans lesquels elle opère sa magie des sons.
Tout a commencé 4000 ans avant JC. L'homme invente l'arc musical, puis l'accorde instinctivement sur sa voix. Le tétracorde naitra quelques temps plus tard, de la constatation qu'il existe plusieurs hauteurs de voix.
Pour s'adapter aux registres qui l'entourent, l'homme "inventera" la corde grave (voix d'homme), bas médium (voix de garçon). haut médium (voix de femme) et la corde aiguë (voix d'enfant). Dans un troisième temps, il s'inspirera du tronc d'arbre creux, pour concevoir la caisse de résonance, qui complétera bientôt utilement les instruments à cordes primitifs.

Cithare egyptienne

La Cithare grecque, assyrienne ou egyptienne deviendra bientôt l'apanage des Citharèdes de l'Antiquité, dont les psaumes constitueront la base du code moral et philosophique régissant la société. Le citharède jouera de son pouvoir de fascination, tant envers les dignitaires au service desquels il psalmodie (qui le croient investi d'un pouvoir mystique), que bien entendu vers le peuple qui n'a d'autre choix de règles morales. Cette position leur permettra en servant le pouvoir souverain, de jouer un véritable rôle de conseiller spirituel du royaume ou de l'empire, mais c'est aussi cette suprématie qui sera la cause de leur chute irrémédiable, lors de l'invasion romaine.
Avec l'anéantissement des Citharèdes dans les arènes, le développement de la Cithare subira un frein considérable au niveau de son évolution dans le bassin méditerranéen. C'est vers cette époque que naîtront, de toute évidence, en deçà de la ceinture de l'invasion romaine, des Cithares qui plus tard deviendront Santouri, Kanun, Santur, et autres formes de tympanons et dulcimers actuels. La Cithare grecque survivra quelque peu à cette colonisation romaine.
Elle reste toutefois aujourd'hui un instrument encore méconnu dans son propre pays d'origine, et pratiquement ignorée dans le nôtre.
Pour retrouver la trace de la luftresonnanz Harfen Zither, plus simplement appelée chez nous Cithare de concert, ou cithare autrichienne, joyau de lutherie, à la sonorité vibrante, ample et éthérée, et aux infinies possibilités harmoniques et mélodiques; il nous faut remonter aux environs du 11e siècle après JC. En cette moitié du Moyen-Age, un habile berger des Vosges tend deux cordes (boyaux torsadés et séchés) sur une plaque de bois. Il grattera uniformément ses deux cordes à vide à l'aide d'une épine d'églantine ou de rosier, et donnera ainsi à son instrument, le nom «d'épinette». Remarquant que la hauteur des sons dépend de la longueur et de la tension des cordes, il sélectionne les notes et ajoute des barettes sous celles-ci. Elles deviendront ainsi Chanterelles (qui donne le chant).
Visiteur inopportun, un bourdon lui donnera l'idée d'adjoindre des cordes « sympathiques » qui deviendront cordes de bourdon, puis accompagnement, basse (accord de quinte) et contrebasse (que l'on retrouve dans la Schrammel Guitare autrichienne). En garnissant son instrument d'un ventre, ce berger astucieux donnera à son instrument l'amplitude nécessaire à une bonne diffusion des sons.
Régionalement remarqué, ce cithariste berger n'aura pas accès à la forme écrite de la musique (solfège), et malheureusement, répondant à une sollicitation de la cour de Vienne au 17ème siécle, condamnera, du fait de ses lacunes, la cithare au désintérêt des compositeurs de l'époque. Le berger à qui l'on demandait de se joindre aux formations « classiques » n'avait pour tout bagage que son sens logique, Sa sensibilité naturelle et ses oreilles. C'est de cette aventure que vont naitre toutefois deux écoles bien distinctes. L'école viennoise, avec des cithares dont la touche mélodique est directement inspirée du violon alto (La Ré Sol (Sol auxiliaire) Do), et l'école munichoise qui restera fidèle à la tradition de l'épinette (La La Ré Sol Do).

C'est à la cour de Vienne aussi, de la rencontre avec la harpe, que la cithare héritera du col de cygne. Cette nouvelle forme de l'instrument va alléger sa ligne, et permettre l'adjonction d'un plus grand nombre de cordes de contrebasses. Deux ouïes permettent l'émission du son vers l'extérieur, l'une privilégie la mélodie et l'accompagnement, l'autre avantage au contraire les basses et contrebasses. Cette décompression acoustique dite « Laminaire », va prendre au siècle dernier une plus grande efficacité, en placant la deuxième ouïe derrière le barrage. Cette conception favorisera l'impression auditive d'espace sonore.
Pour ce qui concerne l'instrument sous sa forme présente, nous pouvons donc remarquer:
- une touche comprenant les cinq cordes mélodiques.
- la main gauche intervient à leur niveau, selon le même toucher que le manche d'une guitare. Ces cordes sont pincées par le pouce de la main droite, revêtu d'un onglet métallique.
- l'index et le majeur de la main droite se répartissent les cordes d'accompagnement, et conçoivent les accords,
- l'annulaire joue les basses,
- En déplaçant la main vers la droite, l'auriculaire pince les contrebasses.

main

En permettant au plus grand ,nombre de pratiquer cet instrument, le climat d'émulation succèdera au travail des pionniers. A ce titre et dans ce but, la Cithare trapèze dite chromatique à six accords et la cithare Aurore alto-chromatique permettent de se familiariser avec cette famille d'instruments .
La cithare dite monastique créée en 1973 à l'abbaye de Ligugé pour les besoins de la psalmodie moderne, permet une plus grande richesse harmonique, même en musique profane .
Enfin les cithares Aurore, à décompresion laminaire , (diatoniques ou alto-chromatiques,) constituent des instruments tout à fait adaptés; à l'initiation et à l'expression musicale de toutes et tous.

La cithare Aurore

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les enfants et la cithare

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.....Cithares Martial Murray

.....1731 route du Bord de Seine,
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